Tout ce que vous direz sera retenu contre vous!

Tout d’abord, vous avez dù lire dans les médias la manière dont l’État prévoit se préparer aux manifestations prévues contre le G7. Investissant des centaines de millions… Pas de panique, une grande partie de cette information ne sert qu’à faire de la propagande pour dissuader les manifestations et provoquer une peur de la répression. Effectivement, des policier-ères seront présent-es à La Malbaie et à Québec en juin, mais nous ne devons pas laisser place à la peur. Cependant, voici quelques principes à savoir s’il advenait que vous soyiez arrêté-es.

Il est possible que le Service canadien de renseignement de sécurité vous demande de collaborer en donnant de l’information. Illes peuvent notamment le faire par provocation ou infiltration. Cependant, un mandat est nécessaire pour effectuer ce genre de recherche de renseignement. Vous n’avez donc pas à collaborer en donnant de l’information.

En cas d’arrestation, la loi ne demande que de divulguer votre nom, votre adresse et votre date de naissance. S’illes veulent en savoir plus, vous avez le droit de gardez le silence. Vous pourrez dire que vous voulez consulter votre avocat avant de donner tout autre information.

Il est important de garder le silence et ne pas révéler d’information sur d’autres manifestant-es pour ne pas les mettre en danger. Notez que tout ralentissement de votre arrestation contribue à réduire les effectifs qui peuvent effectivement être déployés pour arrêter les autres.VPar exemple, vous avez le droit, entres autres de vous faire lire vos droits en anglais ou en français. Si vous dites que vous souffrez de diabète et êtes hypoglycémique vous obtiendrez du beurre d’arachide et du jus d’orange.

Si vous êtes détenu-e, vous n’avez pas à écrire une déposition immédiatement. Les policièr-e-s tenteront de vous en convaincre, mais une déposition écrite après les événements est toute aussi valide en cour et peut être déposée à tout moment du processus judiciaire. En général, au Québec, les interrogatoires ne sont pas fait menotté-es, et il est possible de simplement se rouler en boule et d’éviter tout contact visuel avec les policièr-e-s. Ceux et celles-ci tenteront de vous faire réagir, par des blagues ou des insultes ou en vous disant que d’autres arrêté-es ont parlé, mais c’est un piège qu’il faut éviter. En posant des questions d’apparence anodine, il-le-s tentent d’ouvrir la voie vers des questions de plus en plus près de sujets qui peuvent vous incriminer. Ainsi, le plus rapidement vous cessez de répondre, le mieux votre procès ira. Vous n’avez aucun document à signer lors d’un interrogatoire. C’est seulement à votre libération, s’il y a lieu, que vous pourrez signer vos conditions de libérations après avoir consulté un-e avocat-e. Encore une fois, rappelez-vous qu’il est important de ne pas divulguer d’information sur d’autres manifestant-es, ni sur leur identité.