En discussion au sommet du G7

Construire un monde plus pacifique et plus sûr 

Ah! Ah! Ah! L’élite du G7 compte les chefs de guerre les plus puissants, ayant les plus grandes armées et gouvernant des pays qui sont les premiers producteurs et commerçants d’armes au monde. L’élite du G7 mène une guerre permanente contre le « terrorisme », ce qui permet de gaspiller des milliards de dollars de fonds publics pour subventionner les compagnies d’armement (le Warfare State a remplacé le Welfare State), avec des guerres qui n’en finissent plus en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Afrique. L’insécurité naît directement de telles guerres qui permettent à l’élite du G7 de maintenir sa domination économique et géostratégique.

Les politiques impérialistes des pays du G7 sont aussi à l’origine de nouvelles vagues de migration : après avoir survécu aux bombes et aux camps de personnes réfugiées, voilà qu’il faut affronter la bureaucratie et les listes d’attente pour obtenir le bon formulaire, le bon visa.Et finalement, après des milliers de kilomètres de voyage, arriver dans des pays en paix, et y être la cible de groupes racistes et néofascistes. Pendant que des villes entières sont dévastées par des bombardements des aviations du G7, les autorités renforcent les mesures « antiterroristes » dans les pays même du G7, alors que la police est déjà militarisée et que les prisons débordent.

Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde

Dans un système capitaliste, la croissance économique ne peut pas profiter à tout le monde, puisqu’il y aura toujours des riches et des pauvres, puisqu’il y a des patrons, des personnes salariées et des sans-emploi, des propriétaires, des locataires et des sans-domicile. Le capitalisme mondial est fondé sur des injustices et en engendre toujours de nouvelles : du pétrole du Moyen Orient au textile haïtien en passant par les légumes du Mexique ou les appareils électroniques fabriqués en Chine, de grandes firmes s’enrichissent alors que la main d’œuvre travaille pour des peanuts, à produire ce qui détruit la vie sur la planète. Une étude sur les produits Apple montre clairement que les profits de la firme représentent 60% du coût d’un iPhone, alors que les salaires n’en représentent que 5.3%. Vous payez votre iPhone pour que la firme empoche des profits, bien plus que pour couvrir les salaires de la main d’œuvre. Alors que l’élite du G7 fait semblant de se préoccuper de la redistribution planétaire de la richesse, ces 7 pays empochent 40% du PIB mondial… sur 192 pays.

L’augmentation des inégalités entre les pays expliquent aussi pourquoi l’immigration devient un enjeu aussi critique : les crises et la misère économique, sans parler des guerres et des crises climatiques, forcent de nombreuses personnes à abandonner leurs proches pour des pays où les conditions sont meilleures, soit les pays du G7. La détresse des populations migrantes est bien utile pour l’élite du G7, qui a mis en place des politiques d’exploitation temporaire : beaucoup de personnes migrantes travailleront ici pendant 5 ans pour moins que rien et souvent sans droits fondamentaux, avant de voir leur résidence permanente refusée ou sans jamais n’avoir l’autorisation d’en faire la demande (comme pour les programmes des travailleuses et travailleurs agricoles). Les propriétaires agricoles de chez nous peuvent menacer de dénoncer quiconque porte plainte sur les conditions d’hébergement et de travail déplorables et révoltantes, avec le risque d’une déportation.

Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre

Quand l’élite du G7 parle d’environnement, c’est surtout pour nuire au développement des pays du sud et les empêcher d’atteindre le niveau de vie des pays les plus riches. Les discussions sur l’environnement et les ressources naturelles seront encore une fois une manière d’augmenter la pression sur les pays du sud à la fois pour les forcer à extraire les ressources et en même temps de réduire leur empreinte écologique. Pire, les pays du G7 — et en particulier le Canada — possèdent des mines dans les pays du sud et sont obsédés par l’idéologie de extractivisme, c’est-à-dire la valorisation de l’extraction industrielle de ressources sans préoccupation pour la destruction de la planète ou pour la survie des populations autochtones.

Si l’élite du G7 s’inquiète des effets sur l’environnement de l’augmentation du niveau de vie des pays du sud (en particulier la Chine et l’Inde), il n’est pas question d’envisager de baisser le niveau de vie — rythme de production et de travail, niveau de consommation et de gaspillage, etc. — des pays du G7.

Sans oublier que bien des pays du G7 comptent sur leur territoire des dizaines et des dizaines de centrales nucléaires de plus en plus vétustes et vulnérables à des accidents.

Se préparer aux emplois de l’avenir

Les nouvelles technologies ont toujours été un champ de bataille et elles contribuent au capitalisme mondial, en plus de favoriser les profits publicitaires et de transformer des biens qui devraient être libres et communs en produits de consommation. En plus, les profits d’Amazon, Apple, Google, Facebook et Microsoft ont pour conséquence la destruction des économies locales et des médias traditionnels et indépendants. Nos cultures locales ont été appropriées pour être mises en ligne.

L’élite du G7 s’excite en parlant de nouvelles technologies, d’innovation et de l’économie du savoir, alors que tout le monde sait maintenant à quel point le contrôle sur nos vies se resserre toujours un peu plus, précisément à cause des nouvelles technologies et moyens de communication. On pense que c’est trop bien de pouvoir « sécuriser » notre téléphone avec notre empreinte digitale, et voilà qu’une compagnie privée entrepose des millions d’empreintes digitales ! On pense qu’on peut se retrouver partout, grâce au GPS, alors que ce sont les compagnies qui peuvent savoir en tout temps où nous sommes. Même la Gestapo ne pouvait rêver d’une pareille capacité d’espionnage, de surveillance et de contrôle.

Plutôt que de se préparer aux emplois de l’avenir, il faudrait surtout penser à moins travailler en général, et à ne plus travailler du tout pour des compagnies d’État ou privées.